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Témoignages de producteurs

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Emmanuel Decayeux à Wanel (80)

La conversion de l’exploitation qui s’achève est issue d’une longue réflexion et la suite logique de la mise en œuvre de pratiques alternatives pour cet éleveur passionné d’agronomie.

L’autonomie alimentaire du troupeau de 75 vaches montbéliardes est surtout assurée par des surfaces de fauche, essentiellement en luzerne pure ou associée, car les pâtures disponibles ne représentent que 16 ares par vache. Les 48 ha de luzerne sont récoltés en ensilage (1re et 4e coupe) ou en foin (2e coupe), la 3e étant fonction des besoins et de la météo. Le maïs garde une place dans le bilan fourrager, à peine 10 % pour la campagne en cours. Il est prévu de l’utiliser en grain humide pour l’an prochain.


Enfin, les cultures dérobées permettent un complément fourrager appréciable. En 2011, un mélange avoine + pois fourrager + lentille sur 9 ha a fourni près de 60 t MS, en enrubannage et ensilage, compensant la production médiocre du printemps.
Les 400.000 l de lait produits sont livrés à la VPM. Bio depuis le 1er mai 2012, il bénéficie d’une rémunération supplémentaire de 100 €/1.000 l en moyenne.

Des productions diversifiées

En tête d’assolement, la luzerne est la meilleure partenaire des cultures en nettoyant les terres et comme source d’azote appréciable les deux années suivantes. En outre, elle est adaptée aux terres crayeuses sur Wanel. Les 70 ha de cultures de vente sont surtout consacrés aux céréales qu’Emmanuel Decayeux commercialise par la coopérative ABIO.


Mais la particularité de la bio est d’offrir une diversité de productions, notamment en circuit court. Ainsi en 2011, Emmanuel Decayeux a produit des pommes de terre et des lentilles qui viennent compléter la gamme: avec son épouse, ils développent la vente directe de viande.



Marie-Françoise et Emmanuel Rouyère à la Chaussée-du-Bois-d'Ecu (60)

La conversion d’une moitié de l’exploitation en 2010 s’inscrit dans la suite logique d’engagements pour faire évoluer les pratiques, plus respectueuses de l’environnement et de la santé : réduction d’intrants, aménagements parcellaires.

Et une opportunité : contractualiser des MAE sur le Bac de Breteuil, avec un complément sur les aides conversion pour limiter la fertilisation azotée, soit 313 €/ha sur cinq ans.


La présence d’élevages sur l’exploitation est un atout appréciable pour mener les cultures et gagner en autonomie. Les 35 vaches allaitantes valorisent les 10 ha de luzerne bio et produisent un fumier composté. Dans cette logique et dans la perspective de l’installation du fils, un atelier de 6.000 poules pondeuses bio a été créé, projet conforté par la présence d’opérateurs locaux (Novial pour l’aliment, Seppa pour la commercialisation).  


La rotation envisagée laisse une place importante aux céréales : luzerne (2 ans)-triticale-maïs-féverole-triticale-orge de printemps (luzerne semée sous couvert). En plus des effluents d’élevages, un engrais vert à base de trèfle blanc semé au printemps sous couvert de triticale permettra de couvrir une bonne partie des besoins en azote du maïs ou de l’orge.

Après une première récolte encourageante en 2011 - des niveaux de marge équivalents entre le bio et le conventionnel sur l’exploitation - Marie-Françoise et Emmanuel Rouyère comptent poursuivre la conversion de leur exploitation en développant de nouvelles productions (lin fibre, légumes) dans un système de production plus autonome et avec des partenariats locaux.


Bruno et Didier Decarsin à Urvillers (02)

Depuis plus de 30 ans, Bruno et Didier Decarsin conduisent une quarantaine d’hectares de cultures en bio. Initialement basé sur des cultures d’hiver, le système de cultures a évolué depuis quelques années avec l’introduction de cultures de printemps, comme l’orge, la féverole ou encore la pomme de terre de consommation.


La construction d’une rotation solide avec l’alternance de cultures d’hiver et de printemps est une des clés de la réussite. La luzerne est aussi en partie l’explication de ce système durable, à la fois sur la gestion des adventices et de l’azote. Celle-ci est maintenue pendant 3 ans de suite en début de rotation.


La maîtrise des adventices passent également par le recours au désherbage mécanique. Ils ont alors commencé par investir une herse étrille de 6 m en 2001, puis une houe rotative en 2004, afin de trouver la complémentarité entre ces 2 outils. Récemment, ils ont opté pour une bineuse guidée par caméra.

Cet investissement permettra de biner les céréales à écartement adapté et la féverole, notamment pour détruire les adventices trop développées pour la herse étrille ou la houe rotative.
Sans oublier le travail du sol en interculture: Bruno et Didier se donnent les moyens pour réduire le stock de graines d’adventices à l’automne, avec 3 à 4 faux-semis selon les conditions climatiques.

Contacts

Aisne
Sébastien Juliac, élevage
tél.03 23 22 50 62

Pierre Durand, cultures
tél. 03 23 22 50 07 

Oise
Christelle Récopé, élevage
tél.03 44 93 37 86

Gilles Salitot, cultures
tél. 03 44 11 44 65
port. 06 81 95 93 59

Anaïs Paradis, cultures maraîchage
tél. 03 44 11 45 08
port. 06 33 57 09 59

Nord-Pas de Calais
Lucile Janot, élevage
port. 06 07 80 71 21

Mégane Guillaume, cultures
port. 06 74 48 84 44

Sébastien Florent, cultures
port. 06 77 67 31 13

Alexandre Carlu, élevage
port. 07 86 84 66 47

Sophie Feutrie, maraîchage
port. 06 42 87 74 12

Alessia Di Pietro, coordinatrice Plan Bio
port. 06 77 69 74 78

Somme
Alain Lecat, cultures
port. 06 86 37 58 45

Alain Lefevre, élevage
tél. 03 22 33 69 00

Jean-Pierre Péral, légumes de plein champ
port. 06 77 30 05 00

Marion Bellery
port. 06 86 57 05 89