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Eclairage sur l’autoconsommation de l’électricité photovoltaïque

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Le photovoltaïque est à un tournant de son évolution. En 2017, dans certains cas, il deviendra plus intéressant d’auto-consommer son électricité PV que de la revendre.

Cette évolution est liée à 4 facteurs:

  • la révision trimestrielle des tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque,
  • la diminution des coûts des équipements,
  • l’augmentation des prix de l’électricité,
  • la volonté d’ERDF de ne pas pénaliser les projets avec de l’autoconsommation.

Toutefois un projet en autoconsommation/autoproduction ne signifie pas être en autarcie énergétique.

Dans le résidentiel, le taux d’autoconsommation est estimé à 20%. La production d’électricité atteint son maximum en milieu de journée alors que les pointes de consommations ont lieu le matin et le soir.

Dans les petites entreprises dont les entreprises agricoles le taux d’autoconsommation peut être supérieur quand il a du refroidissement ou un dispositif de gestion de l’énergie. Pour consommer tous les kWh la solution du stockage peut être envisagée. Cependant l’utilisation de batteries alourdit les coûts et ajoutent des contraintes, ampérage des récepteurs limité, installation d’un régulateur pour protéger les batteries, maintenance…

Pour s’affranchir des batteries il y a la solution de dimensionner l’installation sur la plus faible consommation du site aux heures d’ensoleillement. Les contraintes d'installation sont minimalistes mais le surplus éventuel est cédé gratuitement à ERDF.

Enfin il est possible de revendre le surplus d’électricité au tarif d’achat réglementé. Cette option occasionnant des coûts, frais de raccordement au réseau, pose d’un compteur, paiement de la taxe d’utilisation du réseau, la vente d’électricité doit être significative pour couvrir l’ensemble de ces frais.

Les 4 solutions photovoltaïques possibles sont:

  1. L'installation en site isolé: L’installation est complétement indépendant du réseau ERDF/Enedis. Cette solution se justifie lorsque le coût du raccordement au réseau est trop élevé, mais il y a beaucoup de contraintes (minimiser sa consommation, entretien et durée de vie des batteries)
  2. L'installation avec autoconsommation totale: La production d’électricité sert à compenser une partie de la consommation, dite bruit de fond, en cours de journée. Les contraintes d'installation sont minimalistes, mais le surplus éventuel est cédé gratuitement.
  3. L'installation avec autoconsommation et vente du surplus: Pour les installations de moins de 100 kWc l’obligation d’achat s’applique. Cette solution occasionne des surcoûts, coût de raccordement, consuel, pose d’un compteur, taxe annuelle pour l’utilisation du réseau. La vente d’électricité doit donc être suffisante pour couvrir l’ensemble de ces dépenses.
  4. L'installation de vente en totalité: L’ensemble de la production est vendue à EDF. C’est le type d’installation le plus répandu aujourd’hui.

Auteur: Xavier Téterel, conseiller bâtiment énergie - Chambre d'agriculture de l'Oise

Contacts des Chambres d'agriculture:
Aisne, Guillaume Rautureau
Oise, Xavier Téterel
Somme, Romain Six