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Préserver les biotopes pour sauvegarder la petite faune de plaine

Le 30 juin dernier a eu lieu une visite de territoire organisée par l’Association Nationale de conservation du petit gibier (ANCPG) au Hameau de Merlet à Aguilcourt et a regroupé une 40aine d'acteurs du monde cynégétique.

Gérard PASQUIER, président de l’ANCPG a rappelé l’importance de la petite faune sauvage qui est le révélateur de la bonne santé de nos territoires agricoles.

Réunis autour de ce thème de nombreux responsables cynégétiques départementaux parmi lesquels Franck DEMAZURE, Président de la fédération départementale des chasseurs de l’Aisne, des élus de la société civile et en particulier de Madame Aude  BONO  députée de l’Aisne, des élus du conseil régional  des Hauts de France et des représentants du monde cynégétique.

Après avoir été reçus par l’amicale de chasse des Crayères de Merlet, une présentation du territoire par son président a permis de comprendre combien il est difficile et complexe d’allier une agriculture performante et un territoire riche en biodiversité favorable à la perdrix grise. C’est la préoccupation majeure des chasseurs du département.

Après avoir mis en place des bosquets boisés, des haies, des bandes enherbées et des jachères faunes sauvages, l’idée a mûri d’aller plus loin avec une logique très simple : offrir à la faune le couvert, le logis et la protection contre la prédation. 

Des spécialistes nationaux ont imaginé, il y a vingt ans, des dispositifs d’aménagement : le carré Jacob et l’ilot de conservation faunistique qui est constitué  par  un plot de 100 à 200 m² implanté dans une culture de céréales de préférence dans lequel on va mettre à disposition de la faune des couverts « nourriciers » à base de graminées, de  légumineuses, de choux, de sarrasin voire de tournesol.

Ces « jardins »  sont implantés au printemps dans la culture et vont fournir des insectes, des graines et un repère visuel à la faune et en particulier à la perdrix grise.  Ainsi les oiseaux vont, autour de ce repère implanter leurs nids et y nourrir leurs couvées dont la survie est très dépendante de la présence d’insectes pendant les premières semaines de leur existence.  Ces « jardins » sur le territoire de Merlet sont composés de 14 espèces différentes semées en mélange au printemps.

35 en 2018, 70 l’année prochaine

La visite du territoire a  permis de constater l’organisation du parcellaire de l’exploitation mais aussi l’implantation judicieuse des 35 « jardins » mis en place ce printemps et qui devraient être au nombre de 70 l’année prochaine. L’objectif de cette augmentation étant de réduire la distance entre tous les aménagements présents (haies, bosquets, jardins et bandes enherbées) pour assurer un vrai rôle de protection à toute la faune de plaine.

Considérant que tout ce qui profite au développement de la perdrix est bénéfique à la faune dans son ensemble, que la qualité d’un aménagement n’est pas liée à la surface qu’il occupe   l’exemple « des jardins de Merlet » est sans aucun doute une nouvelle voie à explorer et surement à développer.

 Contact : Alain Tournier, Chambre d'agriculture de l'Aisne - 03 23 22 51 17