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Binage du colza : les enseignements de la démonstration dans l'Oise

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Démonstration de binage de colza dans lequel il y avait beaucoup de repousses d’escourgeon, avec une herse étrille rotative de la marque Einböck prêtée par les Ets Taveau.

La démonstration, réalisée au Nord-Est du département, a été possible grâce à la collaboration entre la Chambre d’agriculture de l’Oise et les Établissements Taveau, qui ont permis d’obtenir le matériel nécessaire à cette journée. La parcelle retenue pour cette journée a été implantée en colza le 26 août après une orge d’hiver. Les repousses d’escourgeon y sont très importantes à cause d’un épisode de grêle violent avant la récolte de cette orge d’hiver.
 

Essai de la roto-étrille

Pour la faire la promotion de leur outil, le concessionnaire Taveau a amené une herse étrille rotative de la marque Einböck.  Même si le stade de la culture était trop important pour cet outil, nous avons réalisé un essai visuel. Malgré les a-priori, sur du colza à 4 feuilles, la roto-étrille ne fait pas de casse significative sur la culture du colza.

«Ce qui est vraiment intéressant avec cette nouvelle génération de herse, c’est la polyvalence» ont dit des agriculteurs utilisateurs de herse étrille non rotative. En effet, la herse étrille rotative se comporte mieux que sa cousine non rotative dans les débris végétaux en évitant l’accumulation de paille et/ou de matière verte par effet râteau.
Les points positifs de cette machine sont sa polyvalence, son utilisation sur un grand nombre de cultures, son efficacité. Au contraire, cet outil nécessite une utilisation sur des stades très jeunes d’adventices et présente un coup relativement élevé.

 

Place au binage

Le binage a été réalisé à l’aide d’une bineuse 6 rangs de la marque Monosem, équipée avec des dents type lame Lelièvre.
Malgré des colzas déjà développés, de l’ordre de 5-7 feuilles en moyenne, le binage a pu être réalisé sans faire de casse significative sur la culture de colza. Le binage du colza, a permis dans un premier temps de détruire 80 % des repousses d’escourgeon dans l’inter-rang et quasiment autant de ray-grass. Un traitement herbicide localisé sur le rang associé au binage aurait permis d’avoir un résultat quasiment équivalent à un traitement en plein.

Différentes options se déclinent pour une même bineuse, celle-ci peut être équipé de dents à cœur, plus adaptées pour un binage de colza, de féverole, alors que les lame Lelièvre sont elles plus adéquates au binage des betteraves.
Le frein au binage est souvent l’investissement dans la machine. Notons qu’aujourd’hui plusieurs cultures peuvent être binées : la betterave, le colza, la féverole, le pois, le maïs, le soja… et pourquoi pas un jour les céréales.

Conclusion: si l’on compare les performances des techniques mécaniques et celles des interventions chimiques, sans tenir compte des efforts accomplis au niveau de la lutte agronomique, on constate que l’efficacité de la herse étrille et de la bineuse sur dicotylédones est correcte, souvent proche de la chimie. Sur graminées, les outils mécaniques montrent leurs limites, même si on peut considérer que c’est un bon travail complémentaire. La Chambre d’agriculture de l’Oise travaille sur ces différentes notions de désherbage mécanique et écartement de semis afin d’homogénéiser les largeurs de travail mécanique pour une performance encore meilleure.

 Contact Chambre d'agriculture de l'Oise:Denis Capronnier & Florian Vigneron


Démonstration réalisée avec le partenariat de l’Agence de l’eau Seine-Normandie