Suivi des effets non intentionnels des produits phytosanitaires

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Le réseau d’épidémio-surveillance s’associe à de nouveaux partenaires pour suivre les effets non intentionnels des produits phytosanitaires et des pratiques agricoles sur l'environnement.

Deux actions sont mises en place : 30 parcelles de la région seront suivies pendant plusieurs années pour connaître l'évolution de la flore et de la faune en lien avec les pratiques phytosanitaires. Des prélèvements seront réalisés sur colza et pomme de terre (sclérotinia et myzus persicae) pour détecter l’apparition possible de résistance. Le réseau national de suivi réunissant 500 parcelles dont certaines en agriculture biologique a été mis en place en 2012.

Coordonnées par la Chambre régionale d’agriculture et la FREDON de Picardie, les structures volontaires pour participer aux observations de ce réseau sont:

  • Chambre régionale d’agriculture Hauts de France
  • FREDON de Picarde
  • Chambres départementales d’agriculture de l’Aisne, l’Oise et la Somme
  • BAYER
  • INRA

Les observateurs ont mis en place  4 protocoles sur chaque parcelle afin de suivre
la flore, les coléoptères, les oiseaux et les vers de terre


suivi des indicateurs de biodiversité en milieu agricole en Picardie

Ces suivis s’échelonnent tout au long de l’année. Ils s’accompagnent du recueil des pratiques sur les parcelles suivies et à leurs abords.

L’année 2012 a été l’année de lancement de ce projet qui s’inscrit dans la durée. Les données seront traitées par le Muséum National d’Histoire Naturelle. La détection d’éventuelles évolutions de biodiversité induites par des effets non intentionnels des pratiques agricoles sur l’environnement ne pourra se faire qu’à l’échelle nationale et sur un pas de temps pluriannuel.

3 questions à Cécile Augrain, observatrice ENI à la Chambre régionale

Quel est votre rôle en tant qu’observatrice ENI ?
Ma première mission a été de constituer un réseau de parcelles comportant une culture de référence (blé, maïs, salade) à l’année de lancement du projet en 2012 ainsi qu’une bande enherbée en bordure de culture, conformément aux préconisations du vademecum.
Comme chaque année entre avril et juillet, je suis en charge de la mise en place des protocoles de suivis des  groupes taxonomiques choisis comme bio-indicateurs (vers de terre, oiseaux, coléoptères et flore). Courant automne, en complément de ces observations, je réaliserai une enquête sur les pratiques culturales auprès des agriculteurs du réseau ENI et je saisirai les résultats issus des observations « biodiversité » dans une base informatique nationale collectée par le MNHN.

Pour mener à bien ces protocoles « biodiversité », en 2012, j’ai suivi une formation en botanique et en entomologie consacrée à l’ordre des coléoptères avec le MNHN. Cette année en début de campagne, tous les observateurs ENI Picards ont bénéficié d’une formation en ornithologie par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, en vue de compléter les connaissances naturalistes nécessaires pour ce projet.

Quels retours sont faits auprès des agriculteurs, et eux même vous font-ils des retours ?
Les observateurs réalisent à chaque campagne une enquête sur les pratiques culturales auprès des agriculteurs du réseau de parcelles ENI. A cette occasion, un retour sur les observations « biodiversité » menées l’année précédente dans les parcelles suivies, est communiqué aux agriculteurs (du type absence/présence des espèces au niveau de la parcelle et si elles ont été observées au niveau de la région dans le réseau ENI).
Il y a une vraie curiosité et une attente de la part des agriculteurs du réseau ENI vis-à-vis des espèces faunistiques et/ou floristiques recensées sur les parcelles. Pour certains, la question de la biodiversité présente en champs se posaient depuis longtemps et lorsque l’opportunité d’adhérer au réseau ENI s’est présentée, beaucoup n’attendaient que cela !
Lors de mes relevés, il est fréquent que je sois amenée à échanger sur ce que l’on peut observer sur les parcelles, à répondre aux questions « biodiversité » et parfois même, à montrer comment réaliser certains relevés.

Les observations faites dans le cadre des suivis ENI enrichissent-elles les BSV de la région ?
Je profite des suivis de 11 parcelles ENI pour réaliser des observations complémentaires sur les auxiliaires (coccinelles, syrphes, chrysopes, carabes, etc.) que je transmets au réseau « Auxiliaires » issu du Bulletin de Santé du Végétal en Zone Non Agricole Picardie (BSV ZNA). Ces observations sont ensuite utilisées dans le cadre du réseau d’épidémio – surveillance en Picardie. Ce réseau a pour objectif de présenter l’état sanitaire des organismes nuisibles, des ravageurs et des auxiliaires présents dans la région ou susceptibles d’arriver sur le territoire picard.

Propos recueillis par Jérémy Dreyfus, Assemblée permanente des Chambres d'agriculture
Contact: Cécile Augrain, Chambre d'agriculture des Hauts de France


Bulletin de liaison du réseau national de Biovigilance

BIOVIGILANCE n°6
(hiver 2016)

BIOVIGILANCE n°5
(printemps 2016)

BIOVIGILANCE n°4
(printemps 2015)

BIOVIGILANCE n°3
(hiver 2013/2014)

BIOVIGILANCE n°2
(2013)

BIOVIGILANCE N° 1
(2012)

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